Bailleur et investissement locatif : par où commencer ?
Louer un bien implique des choix qui pèsent lourd sur la rentabilité réelle du projet — régime fiscal, financement, et anticipation de la revente. Ces outils couvrent le parcours de l'achat à la fiscalité, pour mesurer la rentabilité au-delà du seul rendement brut affiché.
LMNP : micro-BIC ou régime réel ?
En location meublée non professionnelle (LMNP), deux régimes fiscaux s'affrontent. Le micro-BIC applique un abattement forfaitaire de 50 % sur les loyers perçus, sans justificatif, tant que les recettes annuelles restent sous un seuil réglementaire. Le régime réel permet de déduire les charges effectives (intérêts d'emprunt, travaux, amortissement du bien) — souvent plus avantageux dès que ces charges dépassent l'abattement forfaitaire.
Financer l'acquisition
Les banques intègrent les revenus locatifs (souvent pondérés) dans le calcul du taux d'endettement, qui doit rester sous le seuil de 35 % des revenus nets, résidence principale comprise. Les frais de notaire s'ajoutent au budget : environ 7 à 8 % du prix dans l'ancien, 2 à 3 % dans le neuf.
Anticiper la revente : la plus-value immobilière
La plus-value réalisée à la revente bénéficie d'abattements progressifs selon la durée de détention : exonération totale d'impôt sur le revenu après 22 ans, et des prélèvements sociaux après 30 ans. En deçà, la plus-value est taxée à 19 % d'IR plus 17,2 % de prélèvements sociaux.