Barèmes vérifiés : janvier 2026 · journal des mises à jour
Simulateur rupture conventionnelle
Calculez l'indemnité légale minimale en cas de rupture conventionnelle, les exonérations fiscales et le délai de carence ARE, selon le Code du travail 2026.
Outil gratuit, résultats à titre indicatif. Basé sur le Code du travail (art. L. 1237-19) et le barème légal 2026. Ancienneté minimale requise : 8 mois. Pour un calcul officiel, consultez votre convention collective ou un conseiller en droit du travail.
La rupture conventionnelle en 4 étapes
La rupture conventionnelle est un accord amiable entre l'employeur et le salarié pour mettre fin à un CDI. Elle offre des garanties que ni la démission ni le licenciement ne procurent simultanément : indemnité de départ + droits à l'ARE. Voici la procédure légale :
- Entretien(s) : au moins un entretien entre les deux parties. Chacun peut se faire assister (un salarié de l'entreprise ou un conseiller extérieur si l'entreprise n'a pas de représentants du personnel). Il n'y a pas de limite au nombre d'entretiens.
- Signature du formulaire Cerfa n° 14598*01 : convention de rupture sur laquelle figurent la date de rupture souhaitée et le montant de l'indemnité. Les deux parties en conservent un exemplaire.
- Délai de rétractation de 15 jours calendaires : l'un ou l'autre peut revenir sur sa décision sans se justifier. Le délai court à compter du lendemain de la signature.
- Homologation par la DREETS : la convention est envoyée à la Direction régionale (ex-DIRECCTE) via le portail TéléRC. Elle dispose de 15 jours ouvrables pour valider ou refuser. L'absence de réponse vaut homologation tacite. La rupture effective intervient au lendemain de l'homologation au plus tôt.
L'indemnité : minimum légal et négociation
L'indemnité légale minimum est identique à celle du licenciement : ¼ de mois de salaire par année d'ancienneté pour les 10 premières années, puis ⅓ au-delà (depuis le 27 septembre 2017). Le salaire de référence est la moyenne la plus favorable entre les 12 derniers mois et les 3 derniers mois.
Rien n'interdit de négocier un montant supra-légal — c'est d'ailleurs l'un des principaux leviers pour le salarié. En contrepartie, toute indemnité au-delà du minimum légal génère un différé ARE (1 jour supplémentaire par 101 € d'indemnité supra-légale, plafonné à 150 jours). Il faut donc calculer le juste équilibre entre une indemnité élevée et un retard dans la perception du chômage.
Cas particuliers
La rupture conventionnelle est possible pendant un arrêt maladie mais doit être conclue sans pression — toute contrainte peut entraîner la nullité. Elle est interdite comme substitut à un licenciement économique collectif dans les entreprises concernées par un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). En cas de départ simultané à la retraite, l'exonération fiscale de l'indemnité ne s'applique pas.
Questions fréquentes
Comment est calculée l'indemnité de rupture conventionnelle ?
L'indemnité est au moins égale à l'indemnité légale de licenciement : 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté pour les 10 premières années, puis 1/3 au-delà. Elle peut être supérieure si ta convention collective le prévoit ou si tu négocies un montant plus élevé lors de l'entretien. L'ancienneté s'apprécie à la date de rupture effective du contrat.
L'indemnité de rupture conventionnelle est-elle imposable ?
Elle est exonérée d'impôt sur le revenu dans la même limite qu'un licenciement : le plus élevé entre l'indemnité légale, 50 % de l'indemnité totale ou 2 fois le salaire annuel brut (plafond : 6 PASS). La part exonérée échappe aussi aux cotisations sociales, mais reste soumise au forfait social de 20 % à la charge de l'employeur. Si tu pars simultanément à la retraite, l'exonération ne s'applique pas.
Quelle est la procédure d'une rupture conventionnelle ?
Au minimum un entretien entre salarié et employeur, puis signature d'une convention sur formulaire Cerfa. Un délai de rétractation de 15 jours calendaires court pour chacune des parties. La convention est ensuite transmise à la DREETS pour homologation (15 jours ouvrables). En l'absence de réponse, l'homologation est tacite et la rupture peut prendre effet.
A-t-on droit aux allocations chômage après une rupture conventionnelle ?
Oui, la rupture conventionnelle ouvre droit aux allocations chômage (ARE) dans les mêmes conditions qu'un licenciement. Un délai de carence s'applique : 7 jours incompressibles + un délai différé calculé sur l'indemnité perçue (1 jour par 98,52 €, plafonné à 150 jours). Ce délai peut retarder le versement de plusieurs mois si l'indemnité est élevée.
Peut-on refuser une rupture conventionnelle ?
Oui — les deux parties doivent consentir librement. Un salarié peut refuser sans se justifier ni risquer de sanction. De même, l'employeur peut refuser la demande d'un salarié. La rupture conventionnelle est interdite si elle sert à contourner un licenciement économique collectif. En arrêt maladie ou congé maternité, elle est possible mais encadrée.
Exemples — indemnité de rupture conventionnelle (barème légal 2026)
| Salaire brut | 5 ans | 10 ans | 15 ans | 20 ans |
|---|---|---|---|---|
| 1 500 € | 1 875 € | 3 750 € | 6 250 € | 8 750 € |
| 2 000 € | 2 500 € | 5 000 € | 8 333 € | 11 667 € |
| 2 500 € | 3 125 € | 6 250 € | 10 417 € | 14 583 € |
| 3 000 € | 3 750 € | 7 500 € | 12 500 € | 17 500 € |
| 3 500 € | 4 375 € | 8 750 € | 14 583 € | 20 417 € |
| 4 000 € | 5 000 € | 10 000 € | 16 667 € | 23 333 € |
| 5 000 € | 6 250 € | 12 500 € | 20 833 € | 29 167 € |
Autres combinaisons (salaires 1 500 – 5 000 € × anciennetés 1–20 ans)
1 an d'ancienneté
2 ans d'ancienneté
3 ans d'ancienneté
5 ans d'ancienneté
8 ans d'ancienneté
10 ans d'ancienneté
15 ans d'ancienneté
20 ans d'ancienneté
Sources & méthode
Cet outil s'appuie sur les valeurs de référence officielles ci-dessous. Dernière vérification : janvier 2026.
- Indemnité spécifique de rupture conventionnelle — Code du travail
Chaque évolution de barème est consignée dans le journal des mises à jour.
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