Droits de succession : la majorité des Français pensent être imposés… à tort
L'impôt sur les successions est l'un des sujets fiscaux les plus mal compris en France. La majorité des Français pensent qu'ils paieront des droits — alors que la plupart des successions passent sous les seuils d'imposition.
100 000 €abattement par parent et par enfant
15 ansrenouvellement des abattements
~20 %des successions donnent lieu à des droits
Les abattements changent tout
- Enfant : 100 000 € par parent
- Conjoint / PACS : exonération totale
- Frère/sœur : 15 932 €
- Neveu/nièce : 7 967 €
- Tiers : 1 594 € puis 60 % de droits
Exemple chiffré
Une mère laisse 300 000 € à ses 2 enfants. Part de chacun : 150 000 €, moins l'abattement de 100 000 € = 50 000 € taxables → environ 8 000 € de droits par enfant. Avec deux parents, la transmission passe souvent entièrement sous les seuils.
Pour qui les droits sont vraiment lourds
- Concubins non pacsés : 60 % au-delà de 1 594 €
- Transmission à un tiers (ami, voisin) : 60 %
- Gros patrimoines en ligne directe : 45 % au-delà de 1,8 M€ par enfant
- Familles recomposées sans testament : beau-fils taxé comme un tiers
Réduire légalement les droits
Donation tous les 15 ans, assurance-vie (152 500 € par bénéficiaire si versements avant 70 ans), démembrement de propriété, pacte Dutreil pour les entreprises.
Bon à savoir
Tu peux estimer les droits sur ton cas avec notre calculateur de droits de succession.
Ce qu'il faut retenir
- ~80 % des successions ne paient aucun droit grâce aux abattements
- Les droits frappent surtout hors famille proche (60 %)
- Donation, assurance-vie et démembrement réduisent fortement la note
- Les familles recomposées doivent anticiper (testament, donation)
Article informatif. Barèmes 2026 indicatifs. Cas précis : notaire ou impots.gouv.fr. Source : Le Revenu, mai 2026.
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