Tous les guides

Auto-entrepreneur : comprendre ses cotisations et revenus nets

Auto-entrepreneur : comprendre ses cotisations et revenus nets

L'auto-entrepreneur bénéficie d'un régime social simplifié : les cotisations sont un pourcentage du chiffre d'affaires encaissé, sans minimum si le CA est nul. Comprendre le passage du CA au revenu net évite les mauvaises surprises.

Le régime micro-social

Pas de cotisations fixes en l'absence de revenus (contrairement au régime réel). Tout se calcule sur le CA encaissé.

Les taux de cotisations 2026

  • Vente de marchandises : 12,3 % du CA
  • Prestations de services (BIC/artisan) : 21,2 %
  • Professions libérales hors CIPAV : 25,6 %
  • Libéral CIPAV : 23,2 %

Hors formation professionnelle (0,1 à 0,3 %).

Exemple — consultant à 60 000 € de CA Cotisations (BNC, 25,6 %) : 15 360 €, plus 120 € de contribution à la formation professionnelle · Revenu avant impôt : 44 520 € · Base imposable après abattement de 34 % : 39 600 €.

Les plafonds du micro

203 100 €CA max — vente de marchandises
83 600 €CA max — services / libéral

Au-delà, le passage au régime réel est obligatoire.

Bon à savoir Calcule ton revenu net selon ton activité avec notre simulateur auto-entrepreneur, et compare avec d'autres statuts via le comparatif AE / EURL / SASU.

Ce qu'il faut retenir

  • Cotisations = % du CA encaissé, zéro si CA nul
  • Taux 2026 : 12,3 % (vente) / 21,2 % (services BIC) / 25,6 % (libéral BNC)
  • Abattement fiscal forfaitaire (71/50/34 %) avant impôt
  • Plafonds 2026-2028 : 203 100 € (vente) / 83 600 € (services)

Source et simulateur officiel : urssaf.fr — taux 2026.

Ce contenu vous a été utile ?

Une question sur ce sujet ?

Poser une question →

Questions fréquentes

Quel est le taux de cotisations sociales d'un auto-entrepreneur en 2026 ?

Les taux de cotisations forfaitaires (calculées sur le CA brut) sont : 12,3 % pour la vente de marchandises (BIC), 21,2 % pour les prestations de services artisanales (BIC), 25,6 % pour les prestations libérales non réglementées (BNC) et 23,2 % pour les libéraux relevant de la CIPAV (taux 2026). Une cotisation de formation professionnelle (CFP) s'ajoute (0,1 à 0,3 % selon l'activité). Ces taux couvrent retraite de base, retraite complémentaire, maladie-maternité, invalidité-décès et allocations familiales. Calculez votre net avec le simulateur auto-entrepreneur.

Comment calculer son revenu net en tant qu'auto-entrepreneur ?

Revenu net ≈ Chiffre d'affaires × (1 − taux de cotisations) − impôt sur le revenu. Exemple pour un artisan en prestations de services (21,2 % de cotisations, 0,3 % de formation professionnelle, versement libératoire à 1,7 %) avec 3 000 €/mois de CA : cotisations = 636 €, formation = 9 €, impôt libératoire = 51 €, net ≈ 2 304 €. Attention : ce revenu est brut de toutes charges professionnelles (téléphone, logiciels, déplacements) qui ne sont pas déductibles en micro-BIC/BNC — contrairement au régime réel.

Qu'est-ce que le versement libératoire de l'impôt sur le revenu ?

Le versement libératoire est une option permettant aux auto-entrepreneurs dont le revenu fiscal de référence n'excède pas un certain seuil (29 579 € par part pour une option en 2026, soit la limite de la tranche à 11 % du barème) de payer l'IR en même temps que leurs cotisations, à un taux forfaitaire (1 % BIC vente, 1,7 % BIC services, 2,2 % BNC). Sans cette option, le CA est intégré dans l'IR classique avec l'abattement micro (50 % ou 34 %). Le versement libératoire est avantageux si votre TMI est élevé — calculez sur le simulateur IR.

L'auto-entrepreneur cotise-t-il pour la retraite ?

Oui — les cotisations sociales incluent une part pour la retraite de base et la retraite complémentaire. Mais les droits acquis restent faibles si le CA est modeste : un prestataire à 20 000 €/an valide généralement 3 à 4 trimestres par an, avec une pension correspondant à ses cotisations réelles. Pour compenser, la souscription d'un PER ou d'une retraite Madelin (pour les ex-libéraux) est conseillée si l'auto-entrepreneur fait cela à titre principal.

Doit-on payer des cotisations même si le chiffre d'affaires est nul ?

Non — en auto-entreprise, pas de CA = pas de cotisations. C'est l'un des grands avantages du régime : si vous ne facturez rien un mois, vous ne payez rien. Les déclarations CA restent obligatoires (mensuelle ou trimestrielle, même à zéro), sous peine d'une pénalité forfaitaire de 52 € par déclaration manquante. Si l'absence de CA dure 24 mois consécutifs, l'auto-entreprise peut être radiée d'office par l'URSSAF.


0 commentaire

Aucun commentaire pour l'instant.

Laisser un commentaire

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter avec votre compte.