100 000 € transmis à un enfant droits de succession — barème officiel 2025
Résultat indicatif basé sur le barème des droits de succession (abattements inchangés depuis 2013). Simuler un autre montant →
Ce que représente cet héritage
Une part successorale de 100 000 € transmise à un enfant est soumise aux droits de succession après déduction d'un abattement légal de 100 000 €. Dans ce cas, la part reçue est inférieure à l'abattement : aucun droit n'est dû.
L'abattement de 100 000 € s'applique par enfant et par parent : chaque enfant peut recevoir 100 000 € de chacun de ses deux parents sans payer de droits, soit 200 000 € au total en ligne directe. Cet abattement se reconstitue tous les 15 ans, ce qui permet d'optimiser les transmissions par donation anticipée.
Comparaison selon le lien de parenté
Pour le même montant de 100 000 €, les droits varient fortement selon le lien de parenté avec le défunt :
| Lien de parenté | Abattement | Base taxable | Droits estimés |
|---|---|---|---|
| Enfant (cette page) | 100 000 € | 0 € | 0 € |
| Frère ou sœur | 15 932 € | 84 068 € | 35 388 € |
| Neveu ou nièce | 7 967 € | 92 033 € | 50 618 € |
| Conjoint / partenaire PACS | Exonéré depuis 2007 (0 € de droits) | ||
L'écart est considérable : un enfant bénéficie d'un abattement de 100 000 € et d'un barème progressif doux, tandis qu'un neveu ou une nièce ne dispose que de 7 967 € d'abattement avec un taux fixe de 55 %. Anticiper la transmission (donation, assurance-vie) réduit significativement la fiscalité successorale.
Ce qu'il faut retenir
- Part reçue : 100 000 € — abattement légal : 100 000 €
- Aucun droit à payer : la part est inférieure à l'abattement
- L'abattement se reconstitue tous les 15 ans — les donations anticipées réduisent les droits
- Délai de déclaration et paiement : 6 mois à compter du décès
Questions fréquentes
Combien de droits de succession pour 100 000 € transmis à un enfant ?
Aucun droit à payer : la part de 100 000 € est inférieure à l'abattement légal de 100 000 €. La succession ne génère pas d'impôt dans ce cas.
Quand faut-il payer les droits de succession ?
Les droits doivent être déclarés et payés dans un délai de 6 mois à compter du décès (12 mois si le décès a eu lieu hors de France métropolitaine). Un paiement fractionné ou différé est possible sur demande auprès du notaire — notamment pour les héritiers en ligne directe dont l'essentiel de l'héritage est immobilier.
L'abattement de 100 000 € est-il cumulable avec d'autres abattements ?
Oui. En cas de handicap, un abattement supplémentaire de 159 325 € s'ajoute à l'abattement ordinaire. Attention : les donations reçues au cours des 15 dernières années s'imputent sur l'abattement disponible. Si une donation antérieure a consommé une partie de l'abattement, seule la fraction restante s'applique à la succession.
Comment réduire les droits de succession ?
Plusieurs leviers légaux : les donations de son vivant (abattement renouvelable tous les 15 ans), l'assurance-vie (jusqu'à 152 500 € par bénéficiaire hors succession pour les versements avant 70 ans), le démembrement de propriété (transmettre la nue-propriété maintenant à valeur réduite), ou le pacte Dutreil pour les transmissions d'entreprises. Une consultation notariale est recommandée pour les patrimoines importants.
Les frais de notaire s'ajoutent-ils aux droits de succession ?
Oui, ce sont deux postes distincts. Les droits de succession sont versés à l'État. Les émoluments du notaire sont réglementés et représentent environ 1 à 2 % de l'actif successoral selon la valeur. S'y ajoutent les frais de publicité foncière pour les biens immobiliers (~0,1 %) et les débours (frais d'actes, de copie). Ces honoraires sont déductibles de l'actif successoral brut avant calcul des droits.
Voir aussi — enfant
Résultat indicatif. Ne tient pas compte des donations antérieures (rappel fiscal sur 15 ans), des assurances-vie, des biens exonérés (œuvres d'art, entreprises sous pacte Dutreil…) ni des abattements spécifiques aux DOM. Pour une déclaration officielle : impots.gouv.fr.