Aide à domicile : la fin des exonérations avant 80 ans va peser sur les familles
Depuis le 1er mai 2026, les exonérations de cotisations sociales sur l'emploi à domicile sont restreintes : les particuliers de moins de 80 ans n'y ont plus droit dans les mêmes conditions. Conséquence : une heure d'aide à domicile peut coûter plusieurs euros de plus, à la charge des familles.
Ce qui change concrètement
Avant la réforme, les particuliers de plus de 70 ans bénéficiaient d'une exonération totale des cotisations patronales sur les emplois familiaux à domicile. Désormais :
- Avant 80 ans : exonération supprimée. Cotisations patronales pleines (~30 % du salaire brut)
- À partir de 80 ans : maintien de l'exonération sur l'aide à la personne, dans la limite d'un plafond mensuel
Le crédit d'impôt de 50 % sur les services à la personne reste applicable, mais sur un montant TTC plus élevé.
Qui est concerné ?
Les particuliers entre 70 et 80 ans ayant recours à une aide à domicile en emploi direct (CESU) ou via un service mandataire. Les services prestataires peuvent être impactés via des hausses de tarifs.
Solutions pour limiter l'impact
- APA : si perte d'autonomie avérée, demande au conseil départemental
- Aides des caisses de retraite (Carsat, Agirc-Arrco) pour le maintien à domicile
- Mutuelles seniors : prise en charge partielle de certaines heures
- CESU préfinancé via employeur ou comité d'entreprise
Ce qu'il faut retenir
- Exonération réservée aux 80 ans et plus depuis le 1er mai 2026
- Surcoût d'environ 2,50 €/h, ~600 €/an pour 20 h/mois
- Le crédit d'impôt 50 % reste valable mais sur une base plus élevée
- APA, caisses de retraite et mutuelles peuvent compenser une partie
Réforme issue de la loi de financement de la sécurité sociale 2026. Conditions précises : service-public.fr. Les montants dépendent du salaire pratiqué et de la convention collective.
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