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Monique, 66 ans : pension de réversion, assurance-vie et succession après un veuvage

Monique, 66 ans : pension de réversion, assurance-vie et succession après un veuvage

Monique a 66 ans. Son mari Bernard, cadre retraité, est décédé il y a trois mois à 68 ans. Passé le choc, il a fallu reconstituer les papiers : la pension de réversion à demander auprès des caisses de retraite, le contrat d'assurance-vie dont elle est bénéficiaire, et la part du patrimoine qui revient à Julien, le fils que Bernard a eu d'un premier mariage. Elle veut y voir clair avant de refaire son budget.

1 512 €pension de réversion mensuelle
180 000 €capital d'assurance-vie perçu, sans droits
672 €reste à vivre mensuel une fois le budget refait

La pension de réversion : le premier revenu à sécuriser

Bernard percevait 1 800 € de pension de base et 900 € de pension complémentaire AGIRC-ARRCO. À 66 ans, seule et non remariée, avec 9 600 € de ressources annuelles propres (une petite retraite personnelle), le calculateur de pension de réversion donne :

  • Réversion régime de base (54 % de 1 800 €) : 972 €/mois
  • Réversion AGIRC-ARRCO (60 % de 900 €) : 540 €/mois
  • = 1 512 € par mois, sans écrêtement

Ses ressources annuelles combinées (9 600 € + 972 € × 12 = 21 264 €) restent sous le plafond de 25 001,60 € applicable à une personne seule : la part du régime de base n'est donc pas réduite. La part AGIRC-ARRCO, elle, n'est de toute façon jamais soumise à condition de ressources.

Une demande à faire soi-même La réversion n'est jamais versée automatiquement : Monique doit la demander séparément auprès de la caisse de retraite de base et de l'AGIRC-ARRCO de Bernard, avec l'acte de décès et le livret de famille. Sans démarche, aucun droit n'est ouvert.

L'assurance-vie : un capital transmis sans aucun droit

Bernard avait désigné Monique bénéficiaire de son contrat d'assurance-vie, pour un capital de 180 000 €, intégralement versé avant ses 70 ans. Le calculateur d'assurance-vie au décès confirme :

  • Droits dus : 0 €
  • Net perçu : 180 000 €

Le conjoint survivant et le partenaire pacsé sont totalement exonérés de droits sur les capitaux d'assurance-vie, quel que soit le montant et la date des versements — contrairement aux autres bénéficiaires, soumis à l'abattement de 152 500 € par personne.

Le reste du patrimoine : ce que paie Julien, l'héritier non exonéré

Julien, le fils que Bernard a eu d'un premier mariage, hérite directement de 140 000 € issus du reste du patrimoine (hors assurance-vie). Contrairement à Monique, il n'est pas exonéré : le calculateur de frais de succession lui applique le barème "enfant" :

  • Part reçue : 140 000 €
  • Abattement : 100 000 €
  • Base taxable : 40 000 €
  • Droits à payer : 6 194 € (taux effectif moyen de 4,4 %)
Deux régimes bien différents Sur un même décès, Monique (conjointe) ne paie rien sur les 180 000 € d'assurance-vie ni sur sa part de succession classique, tandis que Julien (enfant) doit 6 194 € sur les 140 000 € qu'il reçoit directement. Le lien avec le défunt change tout — voir aussi la réserve héréditaire pour les droits garantis aux enfants.

Reconstruire un budget mensuel équilibré

Une fois ses revenus stabilisés (sa retraite personnelle de 800 €/mois et les 1 512 € de réversion, soit 2 312 €/mois), Monique refait ses comptes. Le calculateur de budget mensuel donne, pour 1 640 € de charges courantes :

  • Logement : 780 € (33,7 % des revenus)
  • Énergie & eau : 160 € — Alimentation : 340 € — Transport : 90 € — Assurances : 120 € — Loisirs : 150 €
  • Reste à vivre : 672 € par mois, taux d'épargne possible de 29,1 %
Le logement, juste au-dessus du repère La part du logement dans le budget de Monique (33,7 %) dépasse légèrement le repère bancaire des 33 % maximum. Ce n'est pas un seuil légal, mais un point à surveiller — d'autant que le logement était auparavant financé à deux revenus.

Placer une partie du capital reçu

Plutôt que de laisser dormir l'intégralité des 180 000 € d'assurance-vie sur un compte courant, Monique en place 80 000 € sur un contrat à 2,4 % par an, sans versement complémentaire. Sur 10 ans, le simulateur d'épargne calcule :

  • Total versé : 80 000 €
  • Intérêts générés : 21 412,05 €
  • Capital final : 101 412,05 €

Le reste (100 000 €) est gardé disponible : une partie sécurise plusieurs mois de charges en cas d'imprévu, l'autre pourra financer des travaux ou être transmise plus tard à ses propres enfants.

Ce qu'il faut retenir

  • La pension de réversion (1 512 €/mois) doit être demandée séparément auprès de chaque caisse de retraite — rien n'est automatique
  • Le conjoint survivant est totalement exonéré de droits sur l'assurance-vie (180 000 € nets ici) comme sur la succession classique
  • Un héritier non exonéré, comme un enfant issu d'un premier mariage, reste soumis au barème classique (6 194 € de droits sur 140 000 € pour Julien)
  • Refaire son budget mensuel après un veuvage permet de vérifier si le reste à vivre (672 €/mois ici) est tenable, notamment sur le poste logement
  • Une partie du capital reçu peut être placée pour compléter les revenus dans la durée, sans immobiliser la totalité de la somme

Cas pratique à titre indicatif, construit avec des paramètres réalistes mais fictifs. Chaque montant a été obtenu en renseignant les mêmes valeurs dans les calculateurs du site (barèmes 2025-2026 en vigueur) — reproduisez les étapes avec votre propre situation sur la page dédiée succession et transmission. Pour une démarche officielle : lassuranceretraite.fr pour la réversion, un notaire ou impots.gouv.fr pour la succession.

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Questions fréquentes

Combien touche Monique de pension de réversion chaque mois ?

Pour une pension de base de 1 800 €/mois et une pension complémentaire de 900 €/mois chez Bernard, le calculateur de pension de réversion donne 972 €/mois (régime de base, 54 %) + 540 €/mois (AGIRC-ARRCO, 60 %), soit 1 512 € par mois. Ses ressources propres restant sous le plafond annuel (25 001,60 € pour une personne seule), la réversion n'est pas écrêtée.

Le conjoint survivant paie-t-il des droits sur l'assurance-vie ?

Non. Sur les 180 000 € de capital transmis par le contrat de Bernard, le calculateur d'assurance-vie au décès confirme une exonération totale pour Monique, désignée bénéficiaire en tant que conjointe : elle perçoit l'intégralité des 180 000 €, quel que soit le montant.

Combien paie le fils de Bernard sur la part d'héritage qu'il reçoit ?

Julien, fils de Bernard issu d'un premier mariage, reçoit 140 000 € du reste du patrimoine. En tant qu'enfant, il n'est pas exonéré comme Monique : le calculateur de frais de succession applique l'abattement de 100 000 €, laisse une base taxable de 40 000 € et calcule 6 194 € de droits, soit un taux effectif de 4,4 %.

Quel budget mensuel pour Monique après le décès de son mari ?

Avec 2 312 € de revenus mensuels (sa pension personnelle plus la réversion) et 1 640 € de charges courantes, le calculateur de budget mensuel calcule un reste à vivre de 672 € par mois (29,1 % de taux d'épargne possible), mais signale une part logement à 33,7 %, légèrement au-dessus du repère bancaire de 33 %.

Comment Monique peut-elle placer le capital reçu de l'assurance-vie ?

En plaçant 80 000 € des 180 000 € reçus sur un support à 2,4 % par an, le simulateur d'épargne calcule 21 412,05 € d'intérêts sur 10 ans, pour un capital final de 101 412,05 € — de quoi compléter ses revenus sur la durée sans tout immobiliser d'un coup.


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