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Meublés de tourisme : le plafond de 120 jours pour sa résidence principale, et les sanctions encourues

Meublés de tourisme : le plafond de 120 jours pour sa résidence principale, et les sanctions encourues

Une locataire parisienne risque une lourde sanction après avoir dépassé, via une annonce Airbnb, le plafond légal de 120 jours de location de sa résidence principale en meublé de tourisme — pour cause de stage à l'étranger. Un cas qui rappelle une règle mal connue des particuliers qui louent occasionnellement leur logement.

Le plafond de 120 jours, une règle issue de la loi ELAN

Depuis la loi ELAN du 23 novembre 2018, les communes qui le souhaitent peuvent instaurer une procédure d'enregistrement pour les meublés de tourisme. Dans ces communes — Paris en tête —, toute personne qui loue sa résidence principale en meublé de tourisme ne peut pas dépasser 120 jours de location par an, sauf exception prévue par la loi.

120 jplafond annuel de location
15 000 €amende max. en cas de dépassement
20 000 €amende max. pour fausse déclaration

Un stage à l'étranger n'est pas une exception reconnue

La loi prévoit des exceptions limitées au plafond : obligations professionnelles, raisons de santé, cas de force majeure. Dans l'affaire relayée par la presse fin juillet 2026, la locataire avait multiplié les réservations Airbnb pendant un stage à l'étranger, dépassant largement les 120 jours autorisés — un motif qui ne correspond à aucune des exceptions légales, ce qui l'expose désormais à une sanction financière.

Attention S'absenter pour un stage, des études ou un contrat à l'étranger ne suffit pas, en soi, à justifier un dépassement du plafond de 120 jours. Seules les exceptions légales précises (obligations professionnelles avérées, santé, force majeure) sont recevables.

Des sanctions renforcées

Les communes disposent de plusieurs leviers pour faire respecter la règle. L'amende pour dépassement du plafond de 120 jours a été relevée de 10 000 € à 15 000 €. Le défaut de transmission à la commune du décompte annuel des jours loués expose à une amende civile pouvant atteindre 10 000 €. Et depuis mai 2026, toute fausse déclaration ou usage d'un faux numéro d'enregistrement peut être sanctionné jusqu'à 20 000 €.

Exemple chiffré Un propriétaire qui loue sa résidence principale 180 jours dans l'année, sans exception légale reconnue, dépasse le plafond de 60 jours. En cas de contrôle, il s'expose à une amende pouvant aller jusqu'à 15 000 €, indépendamment de l'impôt dû sur les loyers perçus.

Et côté fiscalité ?

Au-delà du respect du plafond, les revenus tirés d'un meublé de tourisme restent imposables comme des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), au régime micro-BIC (abattement forfaitaire) ou au régime réel (déduction des charges réelles et amortissement), selon le montant des loyers perçus et l'intérêt de chaque option. Ce sujet concerne aussi bien les meublés de tourisme que la location meublée classique adressée au parcours investissement locatif.

Le comparateur LMNP permet de comparer le montant d'impôt dû selon le régime fiscal retenu, en fonction des loyers perçus, des charges et de la valeur du bien.

Ce qu'il faut retenir

  • La résidence principale louée en meublé de tourisme ne peut pas dépasser 120 jours par an dans les communes concernées
  • Seules des exceptions légales précises (obligations professionnelles, santé, force majeure) permettent de dépasser ce plafond — un stage à l'étranger n'en fait pas partie
  • L'amende pour dépassement atteint désormais 15 000 €, et jusqu'à 20 000 € en cas de fausse déclaration
  • Les revenus perçus restent imposables en BIC, au micro-BIC ou au régime réel selon la situation

Résultat indicatif. Plafond fixé par la loi ELAN du 23 novembre 2018 ; montants d'amende en vigueur en 2026. Pour une situation précise, se renseigner auprès de la mairie ou sur economie.gouv.fr. Source : Le Monde, juillet 2026.

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Questions fréquentes

Quel est le plafond légal pour louer sa résidence principale en meublé de tourisme ?

Dans les communes ayant instauré une procédure d'enregistrement, la résidence principale déclarée comme meublé de tourisme ne peut pas être louée plus de 120 jours par an. Ce plafond a été introduit par la loi ELAN du 23 novembre 2018.

Existe-t-il des exceptions au plafond de 120 jours ?

Oui : obligations professionnelles, raisons de santé ou cas de force majeure peuvent justifier un dépassement, sous réserve d'en apporter la preuve. Un stage à l'étranger n'entre pas dans ces exceptions légales, ce qui explique la sanction risquée dans l'affaire relayée en juillet 2026.

Quelles sanctions en cas de dépassement du plafond ?

L'amende pour dépassement du plafond de location a été portée de 10 000 € à 15 000 €. Ne pas transmettre le décompte des jours loués à la commune expose à une amende civile pouvant atteindre 10 000 €, et une fausse déclaration à une amende de 20 000 € depuis mai 2026.

Comment ce plafond s'articule-t-il avec la fiscalité de la location meublée ?

Les revenus tirés d'un meublé de tourisme relèvent du régime des BIC (micro-BIC ou régime réel), au même titre qu'une location meublée classique. Le comparateur LMNP permet d'estimer l'impôt dû selon le régime fiscal choisi.

Ce plafond s'applique-t-il aussi aux résidences secondaires ?

Non, le plafond de 120 jours ne concerne que la résidence principale (occupée au moins 8 mois par an). Une résidence secondaire louée en meublé de tourisme relève d'un régime déclaratif différent, sans cette limite de durée.


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