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Taxe d'habitation : le fisc a 3 ans pour agir

Taxe d'habitation : le fisc a 3 ans pour agir

Depuis cet été, l'administration fiscale dispose de trois ans, au lieu d'un seul, pour contrôler et redresser la taxe d'habitation sur les résidences secondaires. Une extension qui concerne environ 3,7 millions de propriétaires.

Un délai de reprise triplé

La loi relative à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales, adoptée par le Parlement en mai 2026 et promulguée le 25 juin, porte de un à trois ans le délai dont dispose le fisc pour engager un contrôle et, le cas échéant, un redressement sur la taxe d'habitation sur les résidences secondaires. Concrètement, pour une taxe due en 2026, le fisc pouvait auparavant réclamer un paiement jusqu'au 31 décembre 2027 ; il a désormais jusqu'au 31 décembre 2029.

Attention L'extension du délai ne concerne pas que les résidences secondaires : elle s'applique aussi à la taxe sur les logements vacants (TLV) et à la taxe d'habitation sur les logements vacants (THLV).

Pourquoi ce changement

Depuis la suppression de la taxe d'habitation sur les résidences principales en 2023, la taxe sur les résidences secondaires reste due par environ 3,7 millions de propriétaires. C'est un impôt déclaratif : chaque propriétaire doit signaler l'usage de son bien (résidence principale, secondaire ou location) via son espace impots.gouv.fr. Sur la première année de mise en œuvre de cette déclaration, 906 000 contentieux ont été recensés — des ménages taxés à tort, d'autres non taxés alors qu'ils auraient dû l'être.

3 ansnouveau délai de reprise, contre 1 an avant
3,7 Mpropriétaires de résidence secondaire concernés
906 000contentieux recensés la première année

Ce qu'il faut vérifier

Pour éviter un redressement tardif, mieux vaut tenir sa déclaration d'occupation à jour, en particulier après un achat, une vente, ou un changement d'usage du logement. En cas d'avis reçu à tort — par exemple pour un bien devenu résidence principale ou vendu — une réclamation peut être déposée directement depuis l'espace particulier sur impots.gouv.fr.

Ce qu'il faut retenir

  • Le délai de reprise du fisc passe de 1 à 3 ans depuis le 25 juin 2026 (loi de lutte contre les fraudes)
  • Concerne la taxe d'habitation sur les résidences secondaires (3,7 millions de propriétaires), la TLV et la THLV
  • Exemple : une taxe due en 2026 peut être réclamée jusqu'au 31 décembre 2029, au lieu du 31 décembre 2027
  • Objectif affiché : réduire les erreurs déclaratives (906 000 contentieux recensés en un an)
  • Tenir à jour sa déclaration d'occupation sur impots.gouv.fr en cas de changement d'usage du bien

Résultat indicatif. Délai de reprise applicable depuis la promulgation de la loi relative à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales du 25 juin 2026. Source : Capital.fr. Informations officielles : impots.gouv.fr.

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Questions fréquentes

Qu'est-ce qui change avec cette réforme du délai de reprise ?

Depuis le 25 juin 2026, le fisc dispose de trois ans au lieu d'un seul pour contrôler et, le cas échéant, redresser la taxe d'habitation sur les résidences secondaires. Pour une taxe due en 2026, l'administration pouvait réclamer jusqu'au 31 décembre 2027 ; elle a désormais jusqu'au 31 décembre 2029.

Qui est concerné par la taxe d'habitation sur les résidences secondaires ?

Environ 3,7 millions de propriétaires (ou usufruitiers) d'un logement meublé qui n'est pas leur résidence principale. La taxe d'habitation sur les résidences principales a, elle, été supprimée pour tous en 2023. Le simulateur de taxe d'habitation permet d'estimer le montant dû sur une résidence secondaire.

Cette extension concerne-t-elle uniquement la taxe d'habitation ?

Non. Le nouveau délai de trois ans s'applique aussi à la taxe sur les logements vacants (TLV) et à la taxe d'habitation sur les logements vacants (THLV). La taxe foncière n'est pas concernée par cette réforme.

Pourquoi cette réforme a-t-elle été adoptée ?

La taxe d'habitation sur les résidences secondaires repose sur une déclaration d'occupation faite par chaque propriétaire. Sur la première année de mise en œuvre, 906 000 contentieux ont été recensés : des ménages taxés à tort, d'autres non taxés alors qu'ils auraient dû l'être — certains propriétaires déclarant abusivement leur résidence secondaire comme principale pour y échapper.

Comment éviter un redressement ?

Tenir à jour sa déclaration d'occupation sur impots.gouv.fr, notamment avant le 1er juillet en cas de changement d'usage du bien (achat, vente, changement de résidence principale). En cas d'avis reçu à tort, une réclamation peut être déposée directement depuis l'espace particulier.


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