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Cyberattaque de la DGFiP : les données fiscales de 678 000 Français dans la nature

Cyberattaque de la DGFiP : les données fiscales de 678 000 Français dans la nature

Un pirate revendique le vol des données fiscales de 678 438 particuliers et professionnels après une intrusion dans le système d'information de la DGFiP fin juin 2026. Le ministère de l'économie a confirmé le 13 août un « accès illégitime », sans valider l'ampleur exacte annoncée par l'attaquant.

Ce que l'on sait de la cyberattaque

Le 12 août 2026, un individu se présentant sous le pseudonyme « ZeroBytes » a publié sur un forum spécialisé dans la revente de données volées une annonce affirmant détenir 678 438 lignes de données extraites des systèmes de la Direction générale des finances publiques (DGFiP). Selon ses déclarations, l'intrusion remonterait à fin juin 2026, via un accès VPN compromis.

Le ministère de l'Action et des Comptes publics a confirmé le 13 août qu'un « accès illégitime » au système d'information de la DGFiP avait bien eu lieu. Bercy indique avoir détecté cette intrusion dès le mois de juin, sans avoir communiqué publiquement sur le sujet avant que la revendication ne soit rendue publique par le pirate.

Attention Le chiffre de 678 438 lignes de données est celui revendiqué par l'attaquant, pas un bilan officiel validé par l'administration. Bercy confirme l'accès illégitime sans en avoir encore chiffré précisément l'ampleur.

Quelles données sont concernées ?

D'après les éléments rendus publics, les données extraites concerneraient 392 867 particuliers et 285 570 professionnels, et porteraient sur l'identité, l'adresse postale, le numéro de téléphone, le revenu fiscal de référence et le taux de prélèvement à la source. Les premières informations disponibles ne font pas état de mots de passe ni de coordonnées bancaires parmi les catégories revendiquées.

678 438lignes de données revendiquées
392 867particuliers concernés
285 570professionnels concernés

Quels risques pour les contribuables concernés ?

Ce type de données, même sans mot de passe ni RIB, suffit à alimenter des tentatives de hameçonnage ciblé (phishing) : faux mails ou SMS se présentant comme la DGFiP, annonçant un remboursement à réclamer ou un redressement à régulariser, avec un lien renvoyant vers un faux site. Connaître le nom, l'adresse ou le revenu réel d'une personne rend ces messages plus crédibles. Ces données peuvent aussi servir à des tentatives d'usurpation d'identité pour ouvrir un crédit ou un compte au nom de la victime.

Bon à savoir L'administration fiscale n'envoie jamais de demande de paiement ou de coordonnées bancaires par SMS ou par mail avec un lien à cliquer. Pour vérifier une information, mieux vaut toujours se rendre directement sur impots.gouv.fr en tapant l'adresse soi-même, plutôt que de suivre un lien reçu par message.

Comment réagir si vous êtes concerné

Aucune démarche officielle de vérification individuelle n'a été annoncée à ce stade. En attendant, quelques réflexes limitent les risques : ne jamais cliquer sur un lien reçu par mail ou SMS se réclamant du fisc, vérifier l'historique des connexions à son espace impots.gouv.fr, surveiller ses relevés bancaires dans les semaines suivant l'annonce, et signaler tout message suspect via le 33700 (SMS) ou la plateforme Signal Spam. La cyberattaque ayant visé Intermarché début août 2026 avait donné lieu aux mêmes recommandations de prudence, valables pour toute fuite de données personnelles.

Ce qu'il faut retenir

  • Un pirate revendique le vol de 678 438 lignes de données fiscales après une intrusion dans les systèmes de la DGFiP fin juin 2026
  • Bercy confirme un « accès illégitime » sans valider l'ampleur exacte annoncée
  • Les données concernées porteraient sur l'identité, l'adresse, le téléphone, le revenu fiscal de référence et le taux de prélèvement à la source
  • Le principal risque immédiat est le phishing ciblé : rester vigilant face à tout message se réclamant du fisc

Résultat indicatif. Chiffres revendiqués par l'attaquant, non confirmés officiellement par l'administration à la date de publication. Sources : Actu.fr et Le Monde, août 2026.

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Questions fréquentes

Combien de personnes sont concernées par la fuite de données visant la DGFiP ?

L'attaquant revendique avoir extrait 678 438 lignes de données, réparties entre 392 867 particuliers et 285 570 professionnels. Ce chiffre n'est toutefois pas confirmé officiellement par l'administration, qui parle d'un « accès illégitime » sans en avoir encore précisé l'ampleur.

Quelles données ont potentiellement été volées ?

Selon les éléments rendus publics, les données concernées porteraient sur l'identité, l'adresse postale, le numéro de téléphone, le revenu fiscal de référence et le taux de prélèvement à la source. Les premières informations ne font pas état de mots de passe ni de coordonnées bancaires.

Mon mot de passe impots.gouv.fr ou mes coordonnées bancaires sont-ils compromis ?

Rien n'indique à ce stade que les mots de passe ou coordonnées bancaires figurent parmi les données revendiquées. Par précaution, il reste possible de modifier son mot de passe depuis son espace personnel sur impots.gouv.fr, en s'y rendant directement plutôt que via un lien reçu par message.

Comment savoir si je suis concerné et que faire en cas de doute ?

Aucune démarche de vérification individuelle n'a été mise en place à ce stade. En cas de doute, mieux vaut surveiller ses relevés bancaires, vérifier l'historique de connexion de son espace impots.gouv.fr et rester attentif aux messages inhabituels se présentant comme émanant du fisc.

Comment se protéger du phishing après une fuite de données fiscales ?

Ne jamais cliquer sur un lien reçu par mail ou SMS annonçant un remboursement ou une régularisation : l'administration fiscale ne demande jamais de coordonnées bancaires par ce biais. Les mêmes précautions avaient été recommandées après la fuite de données chez Intermarché début août 2026.


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